Eric Pringels

bio


Né à Bruxelles en 1971, je suis tombé très tôt dans la photographie. Diplômé d’architecture en 1995 et graphiste depuis, j’aime à aborder les problématiques urbaines avec une multiplicité de points de vue. Au travers d’interventions mêlant photographies, installations, signalisations et événements urbains parfois proches du rien ou de l’accident, je tente de me glisser dans les failles de la ville et d’y offrir une lecture contemporaine débarassée de nostalgie, capable de susciter le débat et la réappropriation de l’espace public.

 

œuvres

2010

PATAPING
Installation dans l’espace public avec l’artiste Stéphane Degros [i park art", Marseille]

2006

MICHELINE
Tractions avant ou arrière, deux ou quatre roues motrices, tracteurs, détracteurs, fourgonnettes, estafettes, bébés à bord et culs de camions, si vous ne voulez pas finir la route en dépanneuse, adoptez Micheline™, vénérez Micheline™, soyez Micheline™ ! [Galerie Justine Lacroix, Marseille]

2004

LA DODUE
Comment dépasser cette grosse dodue, dont la vitalité se mesure à la quantité de ses immatriculations et dont la croissance se dope au super ? Elle prend de plus en plus de place, la dodue, et se meut de plus en plus lentement. Les carburants ne sont pas éternels. Le jour de la dernière goutte arrive et sa mécanique assoiffée, ne pourra s’en contenter. Une fois la fumée dissipée nous n’apercevrons plus d’elle qu’une carcasse rôtie et quelques ossatures métalliques. Elle sera plantée là, et nous avec, entre deux fragments d’un village pulvérisé. Nous pourrons alors la dépasser… À moins d’avoir servi à sa dernière combustion.[Recyclart, Bruxelles]

2003

MATRICULES
Cette face, parmi toutes les faces que nous apercevons dans nos allées et venues quotidiennes, nous la voyons, à bord de nos habitacles immatriculés, mais nous ne la regardons pas, nous l’évitons même. Souvent sale, elle n’en est pas moin le reflêt touchant de personnalités invisibles que la plaque minéralogique qui y est apposée nous permettrait d’identifier avec une quasi-certitude. [Espace Délices, Bruxelles]

2000

WALKABOUT STALK
Concept, installations et scénographie pour des performances de danse et de musique dans des lieux urbains à Helsinki, Reykjavik, Marseille et Bruxelles. Inspiré du Walkabout, rite arborigène de transmission du territoire par le chant, et du film ‘Stalker’ de Tarkovski, voyage initiatique à travers une zone imaginaire.[Bruxelles 2000 (Rethinking the city), Helsinki 2000 (Artgenda 2000), Reykjavik 2000 (Wind Festival), Dansem (Officina, Marseille), Communautés Européennes (DG Education), Euroméditerrannée, 1x2x3 asbl].

1999

PLAGE ADMINISTRATIVE
Installation d’une ‘plage’ sur la dalle de béton d’une cité administrative datant des années 60, construite sur les remblais d’une jonction ferroviaire, décriée depuis sa construction et en voie d’abadon pour cause de séparation linguistique de l’administration belge. Organisation de concerts, projections de films, performances de danse et de musique, guinguette et bal populaire. [Architecture en Scène, Bulex, Nova, Erna Omarsdottir, Riina Saastamoinen, Charline Mesplomb, Martiens Go Home, Cité Administrative, Bruxelles].

1998

HOMMES BLANCS
Invités à présenter le travail d’Achitecture en scène à des étudiants en architecture perdus dans leurs campus universitaire et en mal de contacts culturels, nous leur avons proposé une tenue vestimentaire ad-hoc. [Architecture en Scène, ISAVH, CVH, Bruxelles].

CIVA-Cimetière International pour la ville et l’architecture
En réaction au concours truqué pour la construction du futur ‘Centre pour la Ville et l’Architecture’ et face au discours d’acteurs urbains omnipotents prônant le retour à une architecture néo-médiévale (Renouveau Européen) nous avons réalisé sur le chantier du futur musée, une installation funéraire à la mémoire de l’Architecture Moderne belge. [Architecture en Scène, Bruxelles].

CHEZ VOUS
En plein centre de Bruxelles, une douzaine de facades attendaient un projet depuis 20 ans. Maintes fois reporté pour cause de faillites douteuses, elles sont devenues le symbole de la spéculation immobilière et du facadisme. Nous y avons apposé des enseignes lumineuses aux prénoms colorés d’habitants imaginaires. [Architecture en Scène, Comité du quartier St-Géry, Bruxelles].

1997

POINTS ROUGES
Plusieurs centaine de points rouge fluo, interpellent passants, voisins et propriétaires d’immeubles à l’abadon. Ils forment le territoire d’un débat sur la ville. La même quantité d’affiches, dans lesquelles ont été découpés les points posent la question plus précisement ‘Y-a-t’il une ville entre les points rouges ?’ et renvoient à un poême sur un internet. [Architecture en Scène, Bruxelles].

 
 

 
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