Évaluer et afficher l’exposition psychologique de chaque lieu de la ville.

Avant que sa science ne conquière le monde, Emmanuel Germond l’a expérimentée à Marseille en 2007 et présentait les premières observations dans ces colonnes. Depuis, l’idée de diminuer la souffrance des habitants en calculant l’exposition de chaque lieu a fait son chemin (USA, Canada, Mexique, Ukraine). Encore expérimentale, l’EDP affiche déjà de nombreuses découvertes révolutionnaires dont l’extrême danger du couple, l’Internet et les déplacements motorisés.

L’homme fit la ville qui défait l’homme. Dans cet étroit réduit pas naturel, l’urbain aigri en est réduit à se cogner jusqu’à tomber sur l’autre. Et le cogner. Ligne de tension, mur de séparation, couleur dépression. Vue limitée, bruit saturé, quel est l’intérêt ? Pourquoi rester, à part craquer ? Micro-coups et frappes chirurgicales permanentes vont-elles réussir à saper notre espoir de trouver l’autre ? Celui-ci, trop occupé à son agenda dont nous n’occupons que le répertoire « moitié », va-t-il définitivement nous abattre par son indifférence occupée ? La ville ou l’homme : qui va nous tuer le premier ? Pour répondre à ces interrogations, l’invention du taux d’exposition psychologique nous permet de combiner, grâce à une savante pondération, le stress, la sensibilité photoélectrique, la paranoïa et le degré de dépendance à la présence, la densité humaine quelle qu’elle soit (y compris les laides personnes inconnues). Des milliers d’heures de calcul de consommation de Xanax ou d’alcool, d’heure de téléphone, d’internement en urgence P. rapportée à la nature de l’habitat, son ensoleillement, la présence de parc, la composition de la population…

Les premiers résultats sont très surprenants. Il serait trop long d’entrer dans les détails cependant retirons deux enseignements principaux :

  1. Entre la cité des quartiers nord et le flirt d’été, le plus léger n’est pas celui que l’on croit. « Dramatiques, traumatiques, violentes » sont les termes les plus fréquemment utilisés par les personnes sondées à propos de relations humaines et non pas de leur quartier.
  2. Pour la ville de Marseille, l’unique équipement qui apparaît comme « positif » pour la sécurité mentale des habitants est… le soleil et la mer. En ce qui concerne les infrastructures (rues, monument…) ou les activités (travail, spectacle…), 0 pointé par tous les futurs suicidés qui demandent en conclusion : à quand le premier lieu pour être et non pour faire ? Ou est-ce que je dois aller pour marcher, pour lire, pour méditer, pour parler, pour faire ma gym, pour compter les étoiles ? Et peut être réussir à me calmer.

 

Deux ans de sensibilisations à travers le monde.

En 2008, après l’affichage effectué dans les rues de Marseille, la série de treize panneaux fit le tour du monde. Première véritable campagne contre l’Exposition au Danger Psychologique, elle se rendit notamment à New York et à Mexico.

À la fin de l’année 2008, L’EDP fait l’objet d‘une grande rétrospective à Brooklyn lors des BETAspaces. A cette occasion, sont crées les premiers formulaires d’évaluation individuel. Le public Américain a accueilli l’initiative avec enthousiasme : des dizaines de formulaires (alors en papier) furent remplis lors de cette première journée de dépistage alors que l’Amérique découvrait l’EDP présentée par son auteur.

Au début de l’année 2009, la première cellule EDP québécoise est crée par Martin cormier, un musicien Montréalais. L’action montréalaise se concentre sur la sensibilisation des gestes pratiques.

Lors de l’été 2009, les services de la ville de New York calculent et affichent le niveau de danger dans chaque quartier. Grâce a l’efficacité de cette campagne, la prise de conscience du danger est immédiate.

Eric Breitbart, un documentariste américain spécialisé sur le travail commence alors le tournage de son documentaire sur l’EDP qui le conduit à rencontrer Emmanuel Germond en septembre 2009.

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Ce formulaire finalisé en 2008 après de nombreuses expériences, fut une grande avancée pour le confort psychologique. Grâce a lui, chacun peut désormais évaluer sa propre exposition au danger psychologique et agir sur les facteurs sans attendre l’accident.

Répondez au formulaire en ligne

Téléchargez le formulaire EDP en français

 
 

 
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